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Nouvelle instruction de la DGS : une reconnaissance renforcée du rôle du dépistage communautaire

Le 4 septembre 2026, le Bulletin officiel du ministère de la Santé a publié l’instruction n° DGS/SP2/2026/120 relative au rôle des Agences Régionales de Santé (ARS) dans le financement des actions de dépistage communautaire par TROD VIH, VHB, VHC, syphilis et par autotests VIH. Cette instruction marque une étape importante dans la structuration et la pérennisation du dépistage communautaire en France. [bulletins-…al.gouv.fr]

Une reconnaissance du travail des associations

Depuis plus d’une décennie, les associations communautaires jouent un rôle essentiel dans l’accès au dépistage des personnes les plus éloignées du système de soins. L’instruction confirme explicitement la place stratégique des actions de proximité, réalisées par des personnels formés et habilités par les ARS, pour aller à la rencontre des publics les plus exposés aux infections sexuellement transmissibles (IST).

La Direction générale de la santé rappelle que les dispositifs communautaires permettent d’atteindre des personnes qui ne se considèrent pas à risque, qui vivent dans des territoires isolés ou qui rencontrent des obstacles sociaux, culturels ou administratifs à l’accès aux soins. L’approche par les pairs et les interventions « hors les murs » sont reconnues comme des leviers majeurs pour favoriser le recours au dépistage.

Un financement désormais intégré au Fonds d’intervention régional

L’une des évolutions majeures réside dans la consolidation du financement des actions de dépistage communautaire par le biais du Fonds d’intervention régional (FIR). La DGS rappelle que le financement précédemment organisé à travers des appels à candidatures nationaux a laissé place, depuis 2025, à une gestion régionale par les ARS, permettant une meilleure adaptation aux réalités territoriales et une plus grande lisibilité pour les structures associatives.

Les ARS sont désormais chargées de sélectionner et financer les associations en tenant compte des données épidémiologiques locales, des besoins des populations ciblées et des enjeux d’accès aux soins sur leur territoire.

Un modèle de financement clarifié

L’instruction fixe également un cadre national de financement :

  • 45 € par forfait TROD réalisé ;
  • 18 € par autotest VIH remis ;
  • possibilité d’une part complémentaire modulable selon les spécificités des actions menées.

Cette clarification constitue une avancée attendue par de nombreux acteurs associatifs, en reconnaissant non seulement l’acte de dépistage mais également l’accompagnement éducatif, préventif et l’orientation vers le soin qui l’accompagnent.

Une approche globale de la santé sexuelle

Au-delà du seul dépistage, la DGS insiste sur l’importance des entretiens de prévention, de l’information en santé sexuelle, de l’orientation vers la vaccination, la PrEP (prophylaxie pré-exposition au VIH) ou encore les parcours de soins adaptés. Cette vision globale rejoint les principes de la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030, qui vise à réduire les inégalités d’accès à la prévention et au dépistage.

L’instruction encourage également les ARS à travailler en lien étroit avec les Comités de coordination régionale de la santé sexuelle (CoReSS) afin de construire des stratégies territoriales cohérentes et concertées.

Ce que cela signifie pour les associations

Pour les associations engagées dans la lutte contre le VIH, les hépatites virales et les autres IST, cette instruction apporte :

  • une reconnaissance institutionnelle renforcée du dépistage communautaire ;
  • un cadre de financement plus stable et mieux identifié ;
  • une valorisation du travail d’accompagnement et d’aller-vers ;
  • une intégration plus forte dans les stratégies régionales de santé sexuelle ;
  • un rapprochement entre prévention, dépistage et accès aux soins.

La position de la FPRH

La FPRH salue cette instruction qui confirme le rôle déterminant des acteurs communautaires dans la lutte contre le VIH, les hépatites virales et les IST. Le dépistage de proximité demeure un outil essentiel pour réduire les diagnostics tardifs, lutter contre les inégalités d’accès à la santé et renforcer la prévention auprès des populations les plus exposées.

Toutefois, la FPRH souhaite également faire part de sa préoccupation concernant l’absence de référence explicite aux Services Experts de Lutte contre les Hépatites Virales (SELHV). Alors que ces centres experts assurent depuis de nombreuses années des missions reconnues de coordination territoriale, d’animation des réseaux d’acteurs, d’expertise et d’amélioration des parcours de dépistage et de soins, leur rôle n’est pas identifié dans les dispositifs de pilotage et de coordination mentionnés par cette instruction.

La FPRH considère que la réussite des stratégies de dépistage communautaire repose sur une articulation étroite entre les associations de terrain, les ARS, les CoReSS et les SELHV. L’expertise développée par ces derniers constitue un levier essentiel pour renforcer le dépistage des hépatites virales, améliorer l’accès aux soins et soutenir les objectifs d’élimination des hépatites comme menace pour la santé publique.

Source : Instruction n° DGS/SP2/2026/120 du 28 août 2026 relative au rôle des ARS dans le cadre du financement d’actions de dépistage communautaire par TROD VIH, VHC, VHB, syphilis et autotests VIH, publiée au Bulletin officiel du 4 septembre

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Stratégie Nationale de Santé Sexuelle : nouvelle feuille de route 2026-2030

La nouvelle feuille de route a été publiée le 7 septembre 2026 par le Ministère de la Santé pour renforcer la prévention et l’accès aux droits et aux soins.

https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/strategie-nationale-de-sante-sexuelle-2017-2030

Elle repose sur une ambition claire : garantir à toutes et tous un accès effectif à la santé sexuelle tout au long de la vie.

Elle s’articule autour de cinq grandes priorités :

Prévenir plus tôt et mieux tout au long de la vie

Faciliter un accès plus simple, plus lisible et plus équitable à l’offre de santé sexuelle

Accélérer la lutte contre le VIH, les IST et les hépatites virales

Garantir l’accès effectif à la contraception et à l’IVG

Mieux prendre en compte les vulnérabilités et lutter contre les inégalités

Pour les hépatites virales dans l’axe 2, deux fiches action parlent du dépistage et une une simple fiche résume les objectifs du parcours de soins d’ici 2030 avec l’implication des centre expert SELHV :

Axe 02. Parcours, dépistage, prévention biomédicale et prise en charge : consolider les parcours pour réduire les inégalités d’accès

Actions n°6 – Améliorer les stratégies de dépistage actualisées et innovantes

Action n°7 – Évaluer et optimiser le dispositif Mon Test IST,

Action n° 13 – Améliorer la prévention, le dépistage et la
prise en soins des hépatites virales (pages 43-44)

Télécharger la feuille de route (pdf)

Voir le Communiqué de presse du CNS – Conseil National des Sida et des Hépatites Virales

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Communiqué – Journée Mondiale des Hépatites 2026

28 juillet 2026 : Agir ensemble pour éliminer les hépatites virales

À l’occasion de la Journée Mondiale contre les Hépatites virales, célébrée chaque année le 28 juillet, la Fédération nationale des Pôles et Réseaux Hépatites se mobilise avec tous les SELHV, les Réseaux et ses partenaires pour sensibiliser le grand public à l’importance du dépistage, de la prévention et de l’accès aux traitements des hépatites virales.

Les hépatites B et C continuent de représenter un enjeu majeur de santé publique. Souvent silencieuses pendant de nombreuses années, elles peuvent entraîner de graves complications, notamment une cirrhose ou un cancer du foie. Pourtant, des solutions existent : la vaccination contre l’hépatite B, le dépistage précoce et des traitements efficaces permettent aujourd’hui de prévenir et de guérir de nombreuses formes d’hépatites.

Un message simple : connaître, prévenir, dépister, traiter

La FPRH rappelle que chacun peut agir :

  • Connaître : s’informer sur les hépatites et leurs modes de transmission;
  • Prévenir : adopter les gestes de protection adaptés et recourir à la vaccination lorsque celle-ci est recommandée ;
  • Dépister : réaliser un test de dépistage, particulièrement en présence de facteurs de risque ;
  • Traiter : bénéficier d’une prise en charge médicale précoce et efficace.
  • Guérir : pour l’hépatite C

Ensemble pour un avenir sans hépatites

L’élimination des hépatites virales constitue un objectif réaliste si la mobilisation collective se poursuit d’ici 2030. Professionnels de santé, associations, institutions et citoyens ont un rôle essentiel à jouer pour améliorer l’information, faciliter l’accès au dépistage et lutter contre les inégalités de santé.

À travers cette journée mondiale, la FPRH souhaite rappeler l’importance d’une vigilance constante et d’une action coordonnée afin de réduire le nombre de nouvelles infections, améliorer la qualité de vie ou guérir (le cas échéant) les personnes concernées.

À propos de la FPRH

La Fédération nationale des Pôles et Réseaux Hépatites – Ensemble contre les Maladies du Foie œuvre pour la recherche, l’information, la prévention, l’accès aux soins et la promotion du dépistage des maladies hépatiques.

🌐 www.fprh.fr

Ensemble, mobilisons-nous pour éliminer les hépatites et préserver la santé de tous.

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Défi Juin sans sucres ajoutés 2026 : un défi personnel un challenge collectif !

    C’est reparti pour le défi collectif “Juin sans sucres ajoutés” 2026, sans contraintes inutiles, toujours dans la bonne humeur et le partage !  
Tout d’abord, un immense merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé au défi collectif “Juin sans sucres ajoutés” 2025, découvrez ICI les principaux résultats de cette édition.  

L’équipe de Juin sans sucres ajoutés a l’immense plaisir de partager les premières informations de l’année 2026 :  Les inscriptions à l’édition 2026 sont d’ores et déjà ouvertes sur le site https://juinsanssucresajoutes.org !

Découvrez ICI le communiqué de presse de l’édition Juin sans sucres ajoutés 2026 !
Quelques informations, dates et nouveautés pour cette 4e édition

 Toujours 3 niveaux d’engagement possibles 
Comme l’an dernier, toute personne qui s’inscrit peut choisir entre trois statuts :
😊 simple participant : la personne, intéressée à titre personnel par le défi, recevra durant le mois les informations de la communauté ;
😍 participant engagé : la personne participe au défi, et accepte en plus de partager son expérience en répondant au questionnaire du SESSTIM ;
🤩 ambassadeur : participant engagé qui, en plus, décide de consacrer un peu de temps pour faire connaître le défi autour de lui.  

Chers Sympathisants, Engagés et Ambassadeurs, découvrez :  ICI les outils du défi Juin sans sucres ajoutés 2026 (règles du jeu, flyer, affiche, bannière, marque-page, mémo ‘sucré’, mémo ‘comment lire une étiquette’, quiz ‘Quel est votre rapport au sucre ?’, etc.) ; le formulaire « recettes » est disponible ICI ;  si vous avez des questions spécifiques, vous pourrez toujours nous contacter par téléphone au 0 800 004 372, via le formulaire sur le site https://juinsanssucresajoutes.org/contact/ et ou par mail à l’adresse : juinsanssucresajoutes@soshepatites.org ;  le groupe Facebook « Juin Sans Sucres Ajoutés », outil d’information, d’échanges et d’entraide est disponible (vous pouvez très bien participer au défi sans rejoindre le groupe Facebook).    

Les nouveautés 2026    Le volet « enquête » est simplifié. L’an dernier, certains internautes avaient rencontré des difficultés avec le système d’inscription au questionnaire. Cette année, les modalités d’accès sont considérablement allégées, sans impact sur la protection des données, qui seront toujours recueillies via la plateforme sécurisée SKEZIA. Par ailleurs, un seul questionnaire sera proposé aux volontaires par nos partenaires du SESSTIM, et non pas deux. Il sera accessible fin juin.  

La partie « pédagogie sanitaire » est renforcée.  Pour mieux faire passer l’idée que l’excès de sucres pose de nombreux problèmes de santé, nous proposerons chaque semaine un éclairage particulier : Semaine du 1er au 7 juin : sucre et diabète (ce qui nous permettra au passage d’inciter les participants à participer aussi à la Semaine nationale de la prévention du diabète, organisée par la Fédération française des diabétiques) ; Semaine du 8 au 14 juin : sucre et maladies du foie (en lien avec la journée mondiale de la MASH, le 11 juin) ; Semaine du 15 au 21 juin : sucre et maladies cardio-vasculaires ; Semaine du 22 au 28 juin : sucre et santé mentale. Si vous avez des informations à relayer sur vos actions, sur l’une ou l’autre de ces thématiques, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Nous nous ferons un plaisir de les relayer comme en 2025, ICI !  

Un volet « activité physique » connecté avec l’application Kiplin. Un volet « activité physique » connecté complémentaire est proposé aux volontaires du 8 au 21 juin. C’est une sorte de défi dans le défi : les participants pourront, par équipes, participer à un challenge ludique de marche, pour associer meilleure alimentation et action contre la sédentarité.    

Ce que vous pouvez maintenant faire   
Vous inscrire au défi !
Parler-en autour de vous ;
Participer au webinaire de lancement du défi sur Zoom : il aura lieu le 2 juin de 20h à 21h, et le lien de connexion est déjà disponible ICI.

Les partenaires 2026 !
l’Association française pour l’étude du foie (AFEF), société française d’hépatologie, l’Association nationale des hépato-gastroentérologues des hôpitaux généraux (ANGH), l’European Liver Patients’ association (ELPA), l’équipe de recherche du SESSTIM (Sciences économiques et sociales de la santé & traitement de l’information médicale, Inserm/IRD/Aix-Marseille Université), la plateforme Skezia, développée par la société Skezi, startup issue de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et de l’Université Paris Cité. Et nos soutiens : l’Association des diététiciens libéraux (ADL), l’Association française des polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques (AFPric), l’Association nationale de défense contre la polyarthrite rhumatoïde (Andar), le réseau Alphega pharmacie, le Collectif pair aidance addiction (CPAA), l’association Consommation logement et cadre de vie (CLCV), le programme de prévention de la santé des seniors Été indien, la Fédération Addiction, la Fédération Entraid’addict, la Fédération française des diabétiques (FFD), la Fédération nationale des pôles de référence et réseaux hépatites (Fprh), France Assos Santé, Union nationale des associations agréées d’usagers du système de Santé (UNAASS), France Lyme, la Fédération Transhépate, la Fondation MAKE.ORG, l’Institut hospitalo-universitaire d’hépatologie de Lyon (IHU Everest), l’Institut hospitalo-universitaire d’hépatologie, fondation pour l’Innovation en cardiométabolisme et nutrition (IHU ICAN), l’association #Je ne fume plus !, la structure KERIALIS, experte en protection sociale pour les professions du droit et du chiffre, les Petits Frères des Pauvres, l’association Vivre autrement ses formes (VASF), l’application Yuka.  

  JE M’INSCRIS !  

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Faut-il abandonner le concept des services d’hépatologie hospitalo-centrés ?

Par Fréquence Médicale Hépato Gastro

Extraits :

La Commission des maladies du foie-Lancet appelle l’UE et les gouvernements nationaux à intégrer les maladies hépatiques dans les stratégies de lutte contre les maladies non transmissibles, à développer des indicateurs standardisés de santé hépatique, à protéger les enfants du marketing numérique nocif et à garantir un accès universel aux soins, y compris pour les populations migrantes.

Vers des parcours de soins intégrés
La Commission plaide pour un changement fondamental de modèle : abandonner l’hépatologie fragmentée et hospitalo-centrée au profit de soins intégrés prenant en compte la multimorbidité. Les maladies hépatiques chroniques coexistent fréquemment avec des troubles psychiatriques, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et l’insuffisance rénale. Des pays comme le Royaume-Uni et le Danemark ont déjà développé des parcours de soins intégrés impliquant les soins primaires, l’endocrinologie, la psychiatrie et la cardiologie, avec des résultats probants

….

Des facteurs de risque bien identifiés, une action insuffisante

L’alcool demeure la première cause de cirrhose et de cancer du foie mortels en Europe, qui affiche les niveaux de consommation les plus élevés au monde. La stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD), liée à l’obésité et au diabète de type 2, progresse rapidement et deviendra une cause majeure de mortalité si rien n’est fait. Les hépatites virales B et C continuent par ailleurs de peser lourdement, notamment au sein des populations migrantes.

….

La question migratoire : un angle mort des politiques de santé hépatique
La modélisation développée par la Commission révèle une lacune préoccupante : 25 % des migrants porteurs d’une hépatite B chronique et 44 % de ceux porteurs d’une hépatite C chronique proviennent de pays à faible endémicité et seraient donc exclus du dépistage selon les recommandations internationales actuelles. Sans élargissement du dépistage à l’ensemble des migrants, les objectifs d’élimination des hépatites virales fixés par l’OMS ne pourront pas être atteints en Europe. La Commission recommande d’intégrer la santé hépatique dans les politiques migratoires, en garantissant un accès universel au dépistage, à la vaccination et à la continuité des soins.
Ces nouveaux modèles s’appuient sur des outils de précision : scores de stratification du risque hépatique (FIB-4, LiverPro, CLivD), élastographie non invasive, et intelligence artificielle pour l’analyse d’images radiologiques et pathologiques. L’IA montre notamment des résultats prometteurs dans la détection précoce des cancers hépatiques et la prédiction de la fibrose à partir de données de routine. Le dépistage précoce reste le seul levier efficace pour permettre un traitement curatif du carcinome hépatocellulaire, dont l’incidence continue pourtant d’augmenter faute de surveillance structurée.

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